Hélène Soulié

HÉLÈNE SOULIÉ – METTEUSE EN SCÈNE – DRAMATURGE  – DIRECTRICE ARTISTIQUE DE LA COMPAGNIE EXIT

Hélène Soulié - rencontre public - MADAM juin 17 - copie

Hélène Soulié – Rencontre avec le public – MADAM juin 2017

Explorant la langue de dramaturges contemporains et classiques, et tentant de garder un regard aiguisé sur notre société, Hélène Soulié travaille au sein de la compagnie EXIT à la création d’assemblées théâtrales, jouant des frontières disciplinaires, et de la porosité des langages artistiques. Elle est fascinée par Tadeusz Kantor, Meyerhold, et de façon générale par les metteurs en scène – théoriciens de l’art, et par les philosophes Michel Foucault, Gilles Deleuze, Beatriz Preciado et Elsa Dorlin.

Hélène Soulié entre à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Montpellier à vingt ans. Elle y sera marquée par ses rencontres avec Ariel Garcia Valdès, Françoise Bette, Michel Deutsch, Yann-Joël Collin et Georges Lavaudant.

En tant que comédienne, elle a joué Shakespeare, Tchékhov, Calderòn, Genet, sous la direction de Yann-Joël Collin, Michel Deutsch, Tony Cafiero, Florence Michau, Fanny Reversat, Solange Oswald…

En 2002, en parallèle de ses activités de comédienne, elle fonde la compagnie Exit, lieu d’expérimentation et de confrontation d’artistes aux univers singuliers, et met en scène plusieurs spectacles, dont Pin-up cabaret, Pacamambo de Wajdi Mouawad, Décadence de Steven Berkoff, De la séduction des anges#1 et De la séduction des anges #2 (diptyque autour de l’œuvre de Bertolt Brecht).

En 2006, elle passe plusieurs mois à Berlin, y découvre la jeune scène allemande et le travail de metteurs en scène et chorégraphes tels que Thomas Ostermeier, Sasha Waltz, Franck Castorf. Elle rencontre également cette même année Solange Oswald, et travaillera en tant que comédienne au sein du Groupe Merci.

En 2008, elle débute une collaboration avec Maïa Fastinger, plasticienne, vidéaste, qui marquera la structuration professionnelle de la compagnie.

Elles créeront alors ensemble différentes expériences scéniques : [Konfesjonal,o] d’après Christophe Tarkos, [Cairn//Peer to Peer] et [Combien ça coûte de transformer un prolétaire en chien de garde du capital ?] d’après Cairn d’Enzo Cormann.

La même année, elle intègre le Master «Mise en scène et dramaturgie» à Paris X – Nanterre, qu’elle obtient avec mention Très Bien. Elle y sera marquée par ses rencontres avec Lucien et Micheline Attoun, Jean-Michel Déprats, Béatrice Picon-Vallin, David Lescot, Jean Jourdheuil, Jean-Michel Rabeux et Marie-Christine Sorma.

En 2009, elle met en espace Racines de Noëlle Renaude à Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines à Paris, et assiste Philippe Adrien, et Christian Schiaretti.

En 2010, au sein de la compagnie EXIT, elle met en scène Cairn d’Enzo Cormann, vivement salué par la presse et les professionnels. En résonance à cette création, et avec sa collaboratrice Maïa Fastinger, elle propose Possible(s), exposition-parcours d’art contemporain, dans une douzaine de lieux incongrus à Montpellier. L’organisation de cet événement théâtral et plasticien leur vaudra une pleine page dans Libération.

En 2011, elle démarre un cycle de travail sur l’enfance et la famille. Elle met en scène, à destination du jeune public, et sur commande de la Scène Nationale de Sète, Kant de Jon Fosse en 2012, pièce jouée plus de cinquante fois en décentralisation dans les collèges et les écoles de l’Hérault, puis en 2013 Eyolf d’Henrik Ibsen dont la production est déléguée à Scène Nationale de Perpignan. La pièce est présentée pendant trois semaines au Théâtre de l’Aquarium à Paris. Le spectacle est vivement salué par la presse nationale et les professionnels, et repris en tournée dans le réseau des Scènes Nationales.

En 2014, soucieuse de faire entendre des auteurs de sa génération, et souhaitant constituer un diptyque autour de l’adolescence, elle associe l’auteur David Léon au travail de sa compagnie et met en scène tour à tour Un Batman dans ta tête et Sauver la peau (au Centre Dramatique National de Montpellier et à Théâtre Ouvert-Centre National des Dramaturgies Contemporaines à Paris). Les pièces chartées par l’ONDA et l’ensemble des agences de diffusion, seront jouées pendant trois saisons sur tout le territoire national (Centres Dramatiques Nationaux, Scènes Nationales, Centres culturels, Théâtres de Ville).

Un Batman dans ta tête, vivement salué par la critique, sera un des succès marquant du festival OFF d’Avignon 2016.

En 2015, Hélène Soulié met en scène en collaboration avec le chorégraphe Emmanuel Eggermont, une troisième pièce de David Léon : Un jour nous serons humains, au Festival d’Avignon, dans le cadre des Sujets à vif.

En 2017, elle engage un nouveau cycle de travail sur la question du genre, et met en scène au Centre Dramatique National de Montpellier Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce d’après le roman de Lola Lafon qu’elle adapte avec l’autrice Magali Mougel.

Elle initie également le projet MADAM – Manuel d’Auto Défense À Méditer : un projet de territoire inédit, entre enquête anthropologique, écriture contemporaine et sciences, qui promeut le renouvellement des dramaturgies contemporaines, et l’émergence de nouvelles écritures théâtrales. Dans le cadre de MADAM, elle rencontre des centaines de femmes sur les territoires, associe les autrices Solenn Denis, Claudine Galéa, Mariette Navarro, Marine Bachelot NGuyen, Marie Dilasser et Magali Mougel, et les chercheuses Loréna Favier, Hanane Karimi, Eloise Bouton, Eliane Viennot…

Cette œuvre sociale « queer » se décline en 6 épisodes à installer partout.

À ce jour, les trois premiers épisodes ont été créés. Les trois prochains seront créés saison 20-21 au Théâtrales Charles Dullin à Paris, au Théâtre Jean Vilar à Montpellier, et au POC d’Alfortville. MADAM-l’intégrale est prévu pour 2022. Un projet d’édition du manuel verra alors également le jour.

À partir de 2018, elle travaille également sur les questions liées au racisme, et à la montée des extrêmes, et met en scène Du Bruit (et de fureur) d’après Joy Sorman à la Scène Nationale de Perpignan. Pièce à destination des adolescents, actuellement en tournée dans le réseau des Scènes Nationales, Du Bruit est une chronique sociale sur la jeunesse dans les années 90 en banlieue.

Saison 20-21, sept pièces de la compagnie seront sur les routes, présentées dans des lieux aussi divers que Les Théâtrales Charles Dullin à Paris, mais aussi Culture commune – Scène Nationale du bassin minier, le POC d’Alfortville, la Faïencerie – Scène conventionnée de Creil …

Hélène Soulié et son équipe mèneront par ailleurs de nombreux ateliers de sensibilisation auprès de publics amateurs, lycéens, collégiens.

La transmission fait partie intégrante de sa démarche artistique avec de nombreux projets pédagogiques et de créations dans divers établissements publics et privés : Écoles Nationales d’Art Dramatique, universités, ESAT, Cours Florent. Elle propose également des stages de formation conventionnés par les organismes de formation professionnelle.

 

 

 

 

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