Kant

De JON FOSSE
traduit du norvégien par Terje Sinding

UNE PETITE FORME NOMADE ET AUTONOME

 Kant a été créé dans le cadre du dispositif « Collège en tournée » du Conseil Général de l’Hérault, en partenariat avec la Scène Nationale de Sète.

Fabriqué dans un théâtre, le spectacle a été conçu pour être joué dans une salle de classe « standard ».
Ce dispositif nous a amené à concevoir une petite forme qui nous permette d’aller à la rencontre de tous les publics, en tout territoire.

Kant, conçu pour tenir sur une prise de 16 ampères, est donc LA petite forme de la compagnie, celle que l’on installe partout (Théâtre, salle de classe, salle polyvalente, médiathèque), dont l’enjeu essentiel est de créer une chambre d’écoute propice à la rencontre avec le texte.

 (c)Maïa Fastinger

LA PIÈCE

 Kant, c’est l’histoire d’un petit garçon de huit ans, Kristopher, qui ne parvient pas à s’endormir, car il pense à l’univers, et qui a peur de ce qu’il ne comprend pas…
Kant est un récit où Kristopher nous rapporte ses réflexions autour de l’univers, et ses conversations avec son père.
Kant est un conte philosophique pour tous les publics.
Kant, titre de la pièce, est aussi le nom du philosophe : Emmanuel Kant.

La philosophie de Kant est une anthropologie philosophique, c’est-à-dire une réflexion sur la condition humaine. Il fut le premier philosophe à travailler sur le concept de tribunal de la raison, un système de jugement qui est fondé sur la raison et non sur Dieu.

Ce concept influencera le travail de Spinoza, de Nietzsche, ou d’Antonin Artaud (Pour en finir avec le jugement de Dieu), et de nombreux autres philosophes.

Éloge de la pensée rapporté au plus simple des interrogations métaphysiques d’un enfant de huit ans, Kant est une invitation au doute, à la remise en question de nos conceptions du monde, pour que tous les possibles y trouvent leur place.

LA MISE EN SCÈNE

Kant, ça veut dire bord en norvégien. Drôle de nom. Kant.

Avec Kant, nous sommes “au bord”, à la limite, sur le seuil, en zone frontière.

Pousser la question du réel jusqu’à mettre le spectateur dans la position de se demander, “est-ce que c’est vrai?”, “est-ce que ça vit?”, et finalement “qu’est-ce qu’être vivant?” ; s’emparer de ces questions, les mettre en examen, au sein d’une assemblée instantanément et in situ créée ; produire un déplacement de pensées, un mouvement intérieur relié au nomadisme extérieur de notre projet ; explorer un espace en friche où tout est possible, être là, être ailleurs, singulièrement et collectivement, en toute conscience, ou inconscience, au bord, Kant.

Hélène Soulié

(c)Maïa Fastinger


ÉQUIPE ARTISTIQUE

Conception et mise en scène : Hélène Soulié
Collaboration artistique et création vidéo : Maïa Fastinger


L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte

DISTRIBUTION

Frédèric Munoz

CRÉATION ET TOURNÉE 2012

  • 5 octobre 2012
    La Passerelle / Scène nationale de Sète
  • En suivant et jusqu’au 30 octobre 2012
    tournée dans les collèges (pour les élèves) et les salles polyvalentes (pour le tout public) dans les collèges et communes de Poussan, Florensac, Vic la gardiole, Bessan, Sète, Frontignan, Agde….

PRODUCTION

Production Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau

Coproduction Conseil Général de l’Hérault

Vidéogrammes : ©Maïa Fastinger