Cairn

De Enzo Corman

EXTRAIT

 C’est l’histoire d’un homme qui voulait changer le monde, l’histoire d’un monde qui voulait changer l’homme, l’histoire d’une femme qui voulait changer l’homme qui voulait changer le monde, c’est l’histoire d’un monde qui change.

LA PIÈCE

« Les marcheurs connaissent bien ces empilements de cailloux qu’en montagne on appelle des « cairns ». À l’usage premier des bergers menant les troupeaux transhumants vers les alpages, ces petits monticules servent de repères pour l’ascension.

Le mouvement ouvrier a connu de tels guides, tant meneurs que modèles, hautes figures des luttes, qui comptent au nombre des héros de la Modernité.

 Jonas Cairn est délégué du personnel dans l’entreprise de poêles et cuisinières Dieudans. À l’heure de la « globalisation » et de la « post-modernité », il se bat contre la vente de l’usine et la suppression d’un millier d’emplois.

 À l’issue d’un combat trop inégal, le rebelle vaincu, esseulé, se fait desperado, puis prophète errant.

Piétinant sans le savoir un tas de cailloux délité, les marcheurs, perplexes, scrutent la pente en quête d’un signe. »

 Enzo Corman

LA MISE EN SCÈNE

Cairn, “c’est l’histoire d’un homme qui voulait changer le monde”, et qui se heurte à l’incompréhension de ses interlocuteurs : les mots qu’il emploie, à force d’être galvaudés, ont été vidés de leur sens.

C’est l’histoire d’un héros tragique, anti-héros contemporain, looser, témoin d’une Contre Histoire.
Pas celle des vainqueurs, des victorieux, des dirigeants, mais celle de tous ceux qui par leurs actes proposent de nouveaux « possibles »… et se heurtent à leur propre impuissance.

Théâtre.
Ni documentaire.
Ni pamphlet.
Mais conte philosophique qui nous propose de suivre le trajet d’un “ange rebelle” à la personnalité multiple, et à travers lui, de mettre en examen l’homme et la société dans laquelle nous vivons.

Constat terrible de ce que nous sommes en train de vivre.
Zoom sur le fonctionnement actuel du monde du travail.
Utopie de faire bouger les lignes de ce monde qui semble oublier l’humain.

Hélène Soulié


(c)François Pappalardo

ÉQUIPE ARTISTIQUE

Mise en scène : Hélène Soulié
Collaboration artistique et création vidéo : Maia Fastinger
Scénographie : Emmanuelle Debeuscher
Lumières : Maurice Fouilhe
Musique originale : Dimone
Son : Adrien Cordier
Costumes : Catherine Sardi
Régie générale : Pascal Volpelliere


Le texte est édité aux éditions de Minuit

DISTRIBUTION

Elodie Buisson
Alexandre Charlet
Eric Colonge
Olivier Comte
Elsa Denes
Jean-Marc Hérouin
Frédéric Munoz
Frédéric Roudier
Marik Renner
François Créton

CRÉATION 2010 ET TOURNÉE 2011

  • 2, 3, 4, 5, 6 mars 2010
    Théâtre Jean-Vilar – Montpellier
  • 30, 31 mars 2010
    TGP Orléans
  • 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15 octobre 2011
    Théâtre Berthelot – Montreuil

PRODUCTION

Production : EXIT 

Coproduction : Théâtre Jean Vilar – Montpellier / Le 108 – Orléans

Résidences de création : La Boite à Rêves–Cie Jérôme Savary – Béziers, Domaine d’O, Théâtre des Treize Vents – CDN Montpellier, La Chapelle – Montpellier.

Avec l’aide à la création de la DRAC Languedoc-Roussillon, le Conseil Régional Languedoc-Roussillon, la Ville de Montpellier, l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Montpellier, l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier, Montpellier Agglomération, l’ADAMI, la Spedidam.
Avec l’aide à la résidence de la DRAC Centre, du Conseil Général de l’Hérault, du Domaine d’O.
Avec le soutien de Réseau en scène Languedoc-Roussillon, et de la ville d’Orléans

Photos : ©EXIT / Affiche : ©François Pappalardo