2018 / #2 Thomas Bernhard – Ecriture du réel

Conventionné AFDAS

5 au 16 février 2018 – 70h
MONTPELLIER

FORMATRICES

  • Hélène SouliéMetteuse en scène – 70h
  • Maguelone VidalMusicienne – 70h
  • Ghyslaine GauArtiste chorégraphique – 35h

APRÉS AVOIR CO-MENÉ UN PREMIER STAGE DE FORMATION PROFESSIONNELLE EN NOVEMBRE 2016 SUR L’ŒUVRE DE THOMAS BERHNARD, HÉLÈNE SOULIÉ ET MAGUELONE VIDAL RÉITERENT LEUR COLLABORATION ET VOUS PROPOSENT UNE PLONGÉE DANS LA LANGUE ET LE SOUFFLE DE BERNHARD.

APPRÉHENDER L’ŒUVRE DE THOMAS BERNHARD COMME UNE ÉCRITURE DU RÉEL. C’EST À DIRE QUELQUE CHOSE QUI APPARTIENT PRÉSENTEMENT À LA COMMUNAUTÉ QUE NOUS HABITONS. LA METTRE EN RÉSONNANCE AVEC LA CRISE DE SENS PROFONDE QUE TRAVERSE LA SOCIÉTÉ. UTILISER LA LANGUE, ET PRENDRE LA PAROLE AVEC URGENCE. LA MEILLEURE DES DÉFENSES CHEZ BERNHARD, C’EST L’ATTAQUE.

LE PROGRAMME

Thomas Bernhard : une écriture du réel.
Appréhender l’œuvre de Thomas Bernhard comme une écriture du réel. C’est à dire quelque chose qui appartient présentement à la communauté que nous habitons. La mettre en résonnance avec la crise de sens profonde que traverse la société. Mettre à nu les mécanismes à abattre. Utiliser la langue, et prendre la parole avec urgence pour répondre aux discours nauséabonds entendus ces derniers mois et à la montée des partis d’extrême droite partout en Europe. La meilleure des défenses chez Bernhard, c’est l’attaque. Mordre le réel donc.

Thomas Bernhard – Texte partition
Aucune psychologie dans le théâtre de Bernhard. Des situations. Des stratégies très concrètes. Pour (se) faire entendre. Décrypter la langue. La partition textuelle. Partir du principe que tout est écrit, que tout fait sens, et que c’est la langue qui mène, donne corps, fait corps. Laisser la langue venir à nous. Et puis la transmettre. Dans un cri. Dans un souffle. Avec conviction. Et avec plaisir aussi. Communiquer ce plaisir à l’assemblée théâtrale. « Il faut que ce soit tonitruant et que ça remue le monde » nous dit Bernhard. Il faut « irradier », « exagérer pour surmonter l’existence » écrit-il aussi. Et (re)faire sens. De façon inattendue, et anarchique.

LES ORIENTATIONS

  • Explorer intégralement une pièce de Thomas Bernhard (Avant la retraite – traduction Claude Porcell – Editions L’arche), et sa résonnance aujourd’hui.
  • Explorer les discours et allocutions de Bernhard (in Thomas Bernhard – Ténèbres – traduction Claude Porcell – Edition Maurice Nadeau) et des discours d’hommes politiques aujourd’hui (Donald Trump à l’ONU…)
  • Partir de la langue. De son essence. De la musicalité propre à cette langue là. A son rythme. A son souffle. Chercher sa physicalité. Sans présupposer sur ce qu’il y a à jouer. Partir de soi. Oser se mettre à nu. Travailler le présent. Et l’ouverture. Se réinventer.
  • Chaque stagiaire choisira et travaillera sur une scène, et un discours de son choix, venant éclairer l’œuvre. Cette double entrée à explorer sera le fil rouge de leur travail. A la fin du stage, nous devrons être en mesure de présenter la pièce dans son intégralité, et plusieurs discours et/ou allocutions.
  • Le travail dramaturgique (textuel et plateau) et la direction d’acteurs sera mené par Hélène Soulié, metteuse en scène et dramaturge.
  • Le travail sur le texte-partition et le souffle sera accompagné par Maguelone Vidal – compositrice, saxophoniste et performeuse.
  • Le travail sur le corps, sera accompagné par Ghyslaine Gau.

OBJECTIF PEDAGOGIQUE

  • Savoir appréhender l’œuvre de Thomas Bernhard aujourd’hui.
  • S’interroger sur les axes dramaturgiques d’une œuvre, en déduire ce qu’il y a à jouer, mettre en place des stratégies pour la faire entendre.
  • Aller à la rencontre d’une langue sans présupposer de ce qu’il y a à jouer.
  • Savoir décrypter la langue. La ponctuation. La partition textuelle.
  • Jouer et dire au présent.
  • Investir physiquement la langue.
  • Construire une relation avec ses partenaires et avec le public.
  • Ecouter.
  • Savoir se repositionner.
  • Savoir travailler collectivement.

PUBLIC CONCERNE

Profil professionnel des stagiaires : Comédiens, musiciens et danseurs professionnels, ou en cours de professionnalisation – de tout âge.

Pré requis, expérience professionnelle des stagiaires : Ce stage est destiné à des comédiens, musiciens et danseurs professionnels ou à des futurs professionnels désirant mener un travail d’exploration de l’œuvre de Thomas Bernhard, en saisir l’essence, et saisir ce qui fait de lui un des plus grand dramaturge contemporain. Forte motivation, têtes chercheuses, désir d’expérimentation et de déplacement de soi.

Nombre de stagiaires : 12

RENSEIGNEMENTS & INSCRIPTION :

Jéssica Régnierj.regnier[a]lagds.fr